Larbi Chouikha
Dans les années 1970, la Tunisie appuyait avec force la revendication d’un Nouvel Ordre Mondial de l’Information et de la Communication exprimée d’abord, dans le cadre du Mouvement des Non Alignés, ensuite, dans les instances de l’UNESCO. A l’instar de plusieurs gouvernements du Tiers-Monde, les raisons implicites qui sous-tendaient cette position étaient doubles : d’une part, il s’agissait de s’aligner sur les réserves exprimées à l’encontre du principe juridique de la libre circulation internationale des informations par plusieurs gouvernements autoritaires, et d’autre part, de s’allier toutes les franges progressistes nationales et internationales qui critiquaient « l’ordre impérialiste américain » de l’information. La même attitude du pouvoir tunisien se perpétue - dans une certaine mesure - aujourd’hui, à travers ses revendications technicistes et ses appels pour combler la « fracture numérique » Nord/Sud et ce, dans la perspective du Sommet Mondial de la Société de l’Information que la Tunisie abritera la seconde phase en novembre 2005.
Pendant cette même période des années 1970, la plupart des recherches et études en communication réalisées dans ces pays s'étant articulées autour de cette problématique dominante à l'époque, de mettre en interrelation, l'information et, ce qu’il convenait d’appeler : le ‘développement national’. Or, cette problématique, telle qu'elle avait été posée, ne faisait que reproduire en fait les schèmes, les pratiques et les modèles étatistes à tendance hégémonique, en cours encore dans nos sociétés. Et du même coup, l'engouement généralisé autour de ce credo à la mode du "Nouvel ordre mondial de l'information" avait quelque peu affadi toute réflexion sur un approfondissement du principe de la liberté de communication et sur la levée des obstacles à l'autonomisation et la professionnalisation du champ journalistique.
Il est vrai que ces dix dernières années, la couverture médiatique occidentale de la Guerre du Golfe (1990) puis celle de l’invasion de l’Irak en 2003, avaient incité plusieurs régimes autoritaires arabes mais aussi, des opposants notoires, à s’en prendre à « l’ordre international de l’information », occultant du coup, les atteintes graves aux libertés d’informations et d’expression commises par ces mêmes pouvoirs dans leur pays respectif.
Il importe toutefois de se prémunir contre les critiques ressassées par plusieurs intellectuels arabes - défenseurs des droits de l’homme – à l’encontre du principe juridique de la libre circulation internationale des Informations. Celui-ci constitue un engagement juridique international pour les Etats, conformément à l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948, qui s'inscrit dans le prolongement du respect impérieux de la liberté de la presse au plan national.
Et conformément à cet engagement, la réponse à ce qu’il ait convenu d'appeler ‘la conquête des esprits’ par l'information internationale ne peut porter ni sur une remise en cause du principe juridique de la liberté de la presse, ni dans le recours à la censure d’Etat ou à la rétention des informations en provenance de l'étranger. Cette réponse ne peut provenir que de la réhabilitation des moyens d'information nationaux aux yeux de leurs publics. Et le succès que connaissent actuellement les chaînes satellitaires arabophones dans les pays arabes et chez les populations immigrées arabes d’Europe et des Etats-Unis, confirme donc la capacité des médias arabes à rivaliser avec les grands médias occidentaux pour peu que les pouvoirs politiques en place n’interfèrent pas.
Le champ politico-médiatique tunisien
A partir de ces questionnements, il me paraît fondamental de scruter de l’intérieur le ‘champ médiatique’ national tunisien, afin de circonscrire les multiples intrications avec le pouvoir politique, et pour mieux comprendre le sens qui se dégage de ces notions « d'autonomisation » et de « professionnalisation » telles qu’elles sont indexées dans ce champ.
En nous insérant dans ce champ médiatique, nous remarquons que le secteur des médias en général, bien qu’indépendant théoriquement de l’Etat, n’est pas pour autant libre. Que ce soit le droit de faire paraître un titre, d’accéder aux sources de l’information, de mettre en circulation le journal via les sociétés de diffusion, de tirer profit de la manne publicitaire - émanant des institutions publiques ou celles du privé -, des abonnements administratifs, de bénéficier des subsides de l’Etat… Dans tous les cas, tout propriétaire d’une publication doit, - en plus d’une législation sur la presse décriée comme ‘répressive et autoritaire’1 -, se soumettre aux injonctions ‘d’un code de bonne conduite’ constitué de variables – visibles et non-visibles – dictées par des contingences politico personnelles du moment.
L'examen de certains actes ou mesures de l'Etat à l'encontre ou en faveur de la presse s'avère difficile à comprendre si l'on ne dispose pas au préalable de tous les éléments - explicites et implicites - qui constituent ce ‘code de bonne conduite’. La saisie d'une publication à un moment donné ou le sabordage d’une publication indépendante par son propriétaire - sans raisons apparente -, la condamnation d'un responsable d'une publication, - souvent liée à des contingences politico personnelles du moment - c'est à dire ‘d'opportunités politiques’ qui se présentent et que les contradictions du moment vont les faire vaciller dans un sens ou dans un autre.
Ces situations d'ambivalence caractérisées par des flux et des reflux, mettent à nu les paradoxes et dysfonctionnements qui agitent ce champ politico médiatique. Celles-ci s'expliquent par le décalage qui existe entre le discours « démocratiste » ressassés continuellement par les représentants de l’Etat et les obstacles et limites pour ces mêmes représentants à s'engager concrètement dans le sens des principes proclamés.2
L’intrusion des nouvelles technologies de la communication
Mais à partir des années 1990, cette configuration de l'espace public bute sur la nouvelle donne technologique de la communication. Et grâce à ces nouveaux usages (les antennes paraboliques et les usages qu’offre Internet), des individus et groupes d'individus peuvent aménager des espaces d'autonomie en dehors de tout contrôle étatique.
Cette direction de travail n’implique en rien que l’on accepte les postulats de l’idéologie techniciste soutenue à grand renfort publicitaire par les tenants d’une mondialisation tout azimut, parmi lesquels les régimes autoritaires. Notre objectif étant de comprendre autour des situations que provoque l’avènement de ces technologies, la manière dont les individus, mais aussi le pouvoir politique, réagissent aux implications initiées par leurs usages, mais aussi les effets de sens et de pouvoir qu’elles induisent.
En effet, ce qui est inédit dans l’histoire de la Tunisie contemporaine, c’est que pour la première fois, des individus et des groupes peuvent ainsi aménager des espaces d’autonomie dans lesquels des idées et des informations les plus contradictoires circulent en déjouant souvent le contrôle étatique.3
Tant en Tunisie que dans la plupart des pays arabes, le nombre des paraboles ne cesse de croître parallèlement à la désaffection des publics vis-à-vis des télévisions nationales, et rares sont les pouvoirs qui ont pris le risque d'une interdiction générale des équipements paraboliques. Mais, dans le même temps, un ensemble de dispositions tente d'en limiter la diffusion : subordination à autorisation administrative et redevance forfaitaire annuelle (Tunisie, loi du 24 juillet 1995). Cependant, l'importance des marchés parallèles et les hi'yâl (ruses) de toutes sortes auxquels recourent les individus pour acquérir et installer une antenne ont rendu le contrôle impossible à effectuer. Ainsi, plusieurs Etats parmi lesquels la Tunisie ont-ils renoncé à mettre en œuvre ces dispositifs.
Fascination pour les chaînes satellitaires arabes
Dans un premier temps, les téléspectateurs tunisiens se sont rabattus sur les chaînes satellitaires occidentales pour assouvir leur besoin en informations et en divertissement. Mais au lendemain de la guerre du Golfe (1991), plusieurs chaînes arabes - à capitaux privés mais aussi des chaînes étatiques -, font leur apparition. On en dénombre actuellement une cinquantaine en langue arabe. La préférence du public tunisien va entre autres, à la chaîne d’information privée qui émet depuis 1996 à partir du Qatar, El-Jazeera. Outre qu’elle diffuse des informations en continu – variées, généralement de bonne qualité – et des émissions politiques au ton souvent virulent, son succès tient au fait que plus elle critique les pouvoirs en place, plus sa popularité dans le monde arabe s’accroît.
L’attrait qu’elle suscite auprès de toutes les catégories sociales nourrit la méfiance de ces pouvoirs qui se trouvent en même temps dépourvus de moyens pour l’interdire. Des campagnes de presse sont souvent orchestrées contre cette chaîne par les journaux nationaux, et ses bureaux sont fermés dans certaines capitales arabes.
Exemple palpable de son succès au Maghreb, une semaine après les événements du 11 septembre, El-Jazeera décide subitement de passer sur le « numérique » En conséquence, tous ceux - les plus nombreux - qui disposaient d’un récepteur analogique ne pouvaient plus la recevoir. Dans les pays du Maghreb, les téléspectateurs se sont alors rués sur de nouveaux récepteurs et, au bout de quelques jours, soit les démodulateurs numériques étaient devenus introuvables sur le marché, soit leur prix avait considérablement flambé.
En fait, le succès de cette chaîne s’explique par trois raisons qui interagissent. Tout d’abord ; on assiste à une désaffection de ces publics vis-à-vis de leur télévision nationale qui demeure, dans plusieurs régimes arabes autoritaires, un instrument de propagande officielle. D’autre part, la distanciation vis-à-vis des chaînes occidentales depuis la fin de la guerre du Golfe de 1990 constitue la nouvelle donne. CNN et les télévisions européennes notamment sont de plus en plus perçues comme hostiles aux arabes et aux musulmans, et cette distanciation s’étant accentuée pendant la guerre d’Afghanistan.
Enfin, la généralisation de la politique d’arabisation au Maghreb depuis ces vingt dernières années, mais aussi la recherche, par ces mêmes populations, de thèmes de proximité dans le choix des sujets d’actualité, participent également à son succès : importance accordée aux informations approfondies sur les pays arabes, sur le conflit israélo-palestinien, sur la vie des musulmans dans les pays occidentaux, mais aussi, sur les questions relatives à l’interprétation et à la pratique de l’Islam, sur les droits de l’homme et de la femme, etc.
La particularité des Tunisiens, c’est que parallèlement à ces chaînes arabophones, des opposants en exil investissent ces canaux pour s’adresser directement aux populations du pays et défier ainsi le pouvoir en place. C’est le cas de deux chaînes : « El Hiwar » (le débat) et « Er raï » (l’opinion ) animées par des opposants tunisiens qui diffusent chaque semaine, à partir de l’Europe, à raison de deux heures, chacune, à l’intention des Tunisiens.
L'irruption de ces technologies de communications dans les foyers et l'engouement qu'elles suscitent auprès des populations, y compris parmi les élites dirigeantes, inaugure de nouveaux espaces que les régimes autoritaires arabes, observent avec beaucoup d'appréhensions. En effet, à travers des émissions d'informations et des talk show à l'américaine que diffusent souvent des télévisions arabes, comme la chaîne El Jazeera ou les chaînes de l’opposition tunisienne, les téléspectateurs découvrent pour la première fois, des personnalités de l'opposition, vivant en exil ou réduites au silence par les autorités de leur pays.
Le cyberespace : nouveau mode d’information et de contestation
Ce même intérêt pour les émissions des télévisions trouve son prolongement, et parfois même s'aiguise davantage au contact d'Internet. Les news, les forums de discussions et les journaux on line…, permettent de diffuser des contre informations, de critiquer ouvertement leurs dirigeants politiques.
Le profil de l’internaute4 est souvent celui d’un jeune étudiant en quête d’un espace de liberté et d’épanouissement qu’il cherche à atteindre à travers les « forums de discussion », les « chats » (conversations), le « courrier électronique ». Mais il existe aussi une élite formée d’universitaires, de chefs d’entreprise et de professions libérales qui assouvissent leur besoin en informations, en « surfant » sur la Toile, à la recherche de « news » et d’articles de presse sur le pays publiés par des médias étrangers et interdits de diffusion, et des « journaux on line » animés souvent par des opposants politiques.
L’attrait des publics pour la Toile, le chat, ne cesse de croître en dépit des obstacles financiers et surtout « techniques » Le recours aux hi’yâl de toutes sortes donne libre cours à un esprit de créativité et de débrouillardise dans l’usage de ces technologies, développant en même temps entre eux, des formes de solidarité, et de contestation du pouvoir.
Examinons quelques exemples : A l’instar des lois organisant le marché des paraboles, plusieurs dispositifs juridiques ont été élaborés en vue de réglementer l’accès et l’usage d’Internet. Mais l’inapplication effective de ces lois montre encore les difficultés que rencontrent les Etats autoritaires à contrôler l’utilisation de ces technologies. En effet, les hi’yâl que les internautes déploient pour défier les mécanismes de contrôle, sont nombreuses. Tout d’abord, pour contourner le prix jugé exorbitant pour l’abonnement à un fournisseur de service Internet autorisé par l’Etat, de nombreuses connexions à domicile se font par l’intermédiaire des ‘log-in’ pirates qui circulent entre plusieurs personnes et qui dispensent ainsi leur utilisateur de payer un abonnement pour ne régler que la facture téléphonique. Ces hi’yâl sont de même déployées pour déjouer toutes les formes de censure et de surveillance imposées par l’Etat pour accéder aux sites interdits, donc, bloqués.
Ainsi l’usage des ‘proxy’, - sites intermédiaires servant de caches entre l’internaute et le site qu’il veut utiliser -, se généralise, à chaque fois que des sites sont interdits d’accès par les fournisseurs nationaux.5 Les adresses de nouveaux ‘proxy’ se transmettent discrètement, à chaque fermeture d’anciennes adresses par les autorités. A titre d’exemple, le site de l’opposition à l’étranger «Tunisnews», diffuse quotidiennement une lettre d’information concernant notamment, la situation des libertés et des droits humains en Tunisie, les activités de l’opposition et des associations indépendantes, ainsi que sur les dernières "noukat" (plaisanteries et dérisions politiques) et rumeurs qui circulent dans le pays. Ce site affiche plus de dix mille visiteurs par jour.
Excédé par la prolifération des sites critiques créés par des jeunes opposants, le pouvoir tunisien avait décidé de sévir pour la première fois en juin 2002, en condamnant un jeune tunisien, animateur depuis une année d’un site du nom de ‘TUNeZINE’ à deux ans de prison ferme, pour : ‘propagation de fausses nouvelles’ et ‘utilisation frauduleuse délibérée de lignes de communications’ (log-in pirates et proxy). D’autres jeunes cyberdissidents, incarcérés depuis plus d’une année, attendent leur jugement.
Ces nouvelles formes d'information, mais aussi de contestation, constituent un moyen pour des individus privés d'information, d'aménager des espaces d'autonomie qui déjouent la censure d’Etat. Elles sont interprétées comme un rempart contre l’autorité étatique, un dispositif qui garantit l’autonomie - même relative - des individus, à l’égard du pouvoir politique.
Appréhensions et craintes autour de la seconde phase du SMSI
Dans la perspective de la seconde phase du SMSI qui aura lieu en novembre 2005 à Tunis, les défenseurs des droits de l’homme en Tunisie redoutent à la fois d’être complètement écartés de la préparation de la seconde phase, et que les modalités techniques ainsi que les soucis sécuritaires que cultivent ces Etats, prennent le dessus. En effet, ce qu’il convient d’entendre par « société civile » en Tunisie, se réduit à une dizaine d’associations véritablement non gouvernementale que le pouvoir s’acharne sur elles en cherchant à les museler par tous les moyens.6 Leurs activités sont habituellement interdites ou réprimées par la police, et leurs membres sont harcelés et soumis à une surveillance abusive. L’exemple de la situation actuelle de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) – la plus ancienne d’Afrique et du monde arabe – en est une illustration éclatante : Procès en saccades qui s’abattent sur elle depuis son dernier congrès de l’année 2000, difficultés, voire, impossibilité d’organiser des réunions publiques du fait des interdictions et des privations de salles.
De plus, les subventions que recevait la LTDH de l’Union Européenne sont bloquées depuis une année sous prétexte que dorénavant, toute subvention de l’étranger est soumise à une autorisation de l’autorité politique. Mais la LTDH n’est pas la seule cible du pouvoir, cinq autres associations pour la défense des libertés publiques, parmi lesquelles, le Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT), attendent toujours une reconnaissance légale pour pouvoir agir en toute quiétude. Dans ce climat de défiance étatique, les défenseurs de la liberté d’expression en Tunisie craignent que leurs appels aux autorités officielles en vue de participer et d’être associés à la préparation de cette seconde phase, ne restent lettres mortes.
Dans ce même sillage, la tournure techniciste du débat sur cette « société de l’information » - à commencer par celle d’en avoir confiée l’organisation à l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) -, inquiète bon nombre des militants des droits de l’homme. En effet, pour les gouvernements autoritaires, les techniques modernes de la communication et précisément d’Internet, ne sauraient y être développées sans leur contrôle, plus ou moins discret, certes. Et la conjoncture internationale n’a rien arrangé sur le registre sécuritaire depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Fichiers informatiques, Blocage d’accès aux sites interdits, bourrage des boîtes aux lettres électroniques des opposants, injection de virus, sont des pratiques courantes dans ces pays, sans omettre de signaler l’existence d’une « police Internet » qui ne se soucie guère des principes relatifs au respect de la vie privée et de la confidentialité des correspondances privées. Le risque est donc que La « société de l’information » ne devienne une « société de surveillance » particulièrement dangereuse pour les libertés et les droits de l’homme.
A cet effet, il est essentiel que l’ensemble des enjeux concernant le secteur de l’information ne se réduise pas aux seuls impératifs des logiques techniques, sécuritaires ou même économiques. Il importe donc de se prémunir contre les risques d’homogénéisation mondialisée qui planent sur cette « société de l’information » en garantissant la diversité des langues, des cultures, des civilisations, et en intégrant la dimension humaine avec le respect de la vie privée, de la dignité humaine et des libertés individuelles en général. Il convient aussi d’imaginer des mécanismes à même de garantir l’application effective de ces principes.
Notes
1. CF, Rapport 2003 sur la liberté de l’information en Tunisie : Une presse sinistrée. Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme. Tunis, mai 2003.
2. Depuis cinq ans, il existe un ministère tunisien pour les droits de l’homme.
3. Cette situation n’est pas particulière à la Tunisie, CF, « Monde arabe : la censure battue en brèche par les sites Internet » pp. 60/61. Courrier International n°607 du 20 au 26 juin 2002.
4. On dénombre actuellement, selon nos observations, 500.000 internautes et plus de 300 publinet (cybercafés) en Tunisie.
5. Les fournisseurs d’accès nationaux, y compris les privés, sont contrôlés par des organismes étatiques. Beaucoup de Tunisiens s’y abonnent, mais par la suite, ouvrent un compte e-mail sur un portail étranger, tel que yahoo.
6. Officiellement, on dénombre quelques 6000 « ONG » mais, une dizaine seulement, est réellement indépendante.
Larbi Chouikha est professeur universitaire en communication et militant des droits de l’homme à l’Université de Tunis.